J’ai lu #1 : La Nostalgie heureuse.

À la vie à la mode blog - La Nostalgie heureuse, Amélie Nothomb

À la vie à la mode blog - La Nostalgie heureuse, Amélie Nothomb

Pour quelqu’un qui aime « bouquiner » je me rends compte que je ne parle jamais de mes lectures… J’ai pourtant bien une section « méninges » – un poil déserte d’ailleurs – sur le blog mais j’ai rarement l’occasion de l’alimenter, non par manque de sujets mais simplement à défaut de temps. Au même titre que l’habillement, la littérature aussi a ses modes, alors pourquoi ne pas prendre quelques instants pour en parler ici ?

J’inaugure donc cette nouvelle catégorie « J’ai lu » avec mes  impressions sur le dernier roman d’Amélie Nothomb, La Nostalgie Heureuse . Alors oui, certains diront que j’arrive bien après la bataille étant donné que sa sortie remonte au mois d’août 2013, mais après tout je suis ici chez moi et si j’ai envie d’en parler je ne vais certainement pas m’en priver ! Rabats-joies et autres troubles-fête veuillez passer votre chemin !

Tout d’abord, voici une petite mise en contexte pour ceux et celles (les rares) qui ne connaissent pas encore l’auteur :

Amélie Nothomb a poussé ses premiers cris en 1967 à Kobé au Japon, pays natal cher à son coeur, d’où elle puise son inspiration. En 1992, elle s’impose comme écrivain singulier avec son tout premier roman Hygiène de l’assassin. La Nothomb se fera ensuite remarquer en 1999 avec le célébrissime Stupeur et tremblements qui lui vaudra le prestigieux Grand Prix de l’Académie française. Elle devient alors une véritable star et une figure incontournable de chaque rentrée littéraire.

Comme bon nombre de ses livres qualifiés de « romans », La Nostalgie Heureuse pourrait être classé à la rubrique « récit autobiographique ». Après « Stupeur et tremblement » (déjà cité), « Biographie de la fin », »Métaphysique des Tubes » et « Ni d’Eve, ni d’Adam », Amélie retourne au pays du soleil levant, sur le décors de ses souvenirs et des fondements de son identité.

C’est donc à l’initiative d’un reportage biographique orchestré par France 5 que l’auteur nous livre ce dernier opus aux allures de journal intime. Accompagnée de son guide interprète Yumeto (et de l’équipe de France TV), elle part à la rencontre des acteurs et des lieux de son passé qu’elle retrouvera bien changés, comme en témoigne le documentaire. Mais « l’Amélie mélo » est pudique et c’est dans l’intimité de son art qu’elle couche sur le papier des émotions dissimulées et rendues invisibles par la caméra.

J’ai englouti les premières pages de ce récit avec autant de gloutonnerie que pour les précédents – des livres qui me semblent d’ailleurs de plus en plus maigres à chaque rentrée – et puis l’intérêt s’est étiolé au fil de l’histoire. Toujours les mêmes formules, le même rythme, des descriptions parfois longues et superflues et un manque lattant de suspense auront endormi mon enthousiasme. Certes, il s’agit là d’un roman autobiographique mais un minimum d’intrigue aurait été appréciable.

Un ouvrage qui se lit vite et facilement mais qui m’aura laissé sur ma faim avec une histoire sans grand intérêt. Néanmoins, Amélie Nothomb nous a habitués à mieux et parce qu’on ne peut briller à tous les coups je lirai probablement les prochains avec l’espoir d’y retrouver la plume qui m’a séduite autrefois.

Nostalgie quand tu nous tiens…

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5 de commentaires

  • Bon, je vais le dire, je n’ai … jamais lu … du Nothomb ! Et pourtant j’en ai entendu du bien. Mais c’est justement parce que c’est populaire et trop d’la balle que j’attends pour me lancer. Je suis toujours déçue. Tadadaa (transition). Je cultive une passion sans limites pour les livres. Et une fois que je suis amoureuse d’un auteur, c’est la descente chez le Libraire assuré. Et je suis bourré de toc concernant les livres. Fred Vargas, par exemple, dont je ne suis qu’amour. Je lis ses livres dans l’ordre de parutions, les ranges par ordre de parutions et je finis généralement le livre en 48h. Je me lève la nuit pour grignoter quelques lignes, je fais semblant d’aller aux toilettes pour avancer dans l’intrigue. J’ai les neurones congelés, oui, tout à fait. Chacun de mes livres est un être unique avec qui, à un moment, j’ai entretenu une relation passionnelle. Je ne sais pas pourquoi je dis tout ça, mais j’aime bien 😀

    http://www.unefillederable.com

  • Joanna Joanna dit :

    Ah je te comprends tout à fait ! Idem concernant Fred Vargas, j’en suis aussi revenue…
    Si tu ne connais pas Nothomb, finalement, pourquoi ne pas commencer par celui-ci ? De cette façon les précédents qu’elle a écrit te sembleront sensationnels ! 😉

  • Moukita dit :

    Je comprend ta déception, je n’ai pas lui ce livre mais le dernier en date (je ne me rappelle même plus lequel c’était) m’avait laissé la même sensation.
    De la déception au regard de ce qui me semblait être du déjà vu, de la redite.
    Sur le coup je m’étais dit que c’était peut être que j’avais grandi (j’ai lu mes premiers Nothomb quand j’étais pré-ado ^^), et que je n’avais pas le même regard sur la plume de cette auteure. Va savoir…

    Je garde tout de même un excellent souvenir de « Petit Robert des noms propres » :).

    À bientôt ! 😉

    Moukita

  • Polina dit :

    J’ai déjà lu Nothomb, mais je n’ai jamais vraiment réussi à accrocher. Peut-être devrais-je retenter le coup !

    • Joanna Joanna dit :

      Je comprends, Nothomb a du mal à faire l’unanimité! As-tu lu « métaphysique des tubes » ?
      Ceci dit si tu n’adhères pas ça ne vaut peut-être pas le coup de te forcer… Il y a tant d’autres auteurs sur lesquels de rabattre.
      D’ailleurs je suis à cours de lectures actuellement, si tu as des suggestions je suis preneuse !

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