Le temps de la gourmandise, un si divin défaut

À la vie à la mode|Pâtisseries du restaurant Renoir au du Sofitel Carré Doré de Montréal - Verrines Érable Argousier

À la vie à la mode|Pâtisseries du restaurant Renoir au du Sofitel Carré Doré de Montréal

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours pensé qu’un repas doit se finir par une note sucrée. Une véritable psycho-des-gâteaux à en réclamer à ma mère chaque dimanche, et aujourd’hui encore, toujours prompte à me laisser tenter par des saveurs qui explosent en bouche, qui ont le pouvoir ultime de vous relever d’une déprime et vous faire accéder au sublime en un claquement de papilles. 

 

Des fugues gourmandes

J’ai eu la chance dernièrement de faire un petit stage d’observation aux côtés du Meilleur Ouvrier de France Roland Del Monte, chef pâtissier au Renoir, le restaurant gastronomique du Sofitel Carré Doré de Montréal – toute une pâte d’homme, et sa sympathique pâtissière, Nathalie Simoneau.

À la vie à la mode|Sandra et les chefs pâtissiers du Renoir

À ma gauche, le Chef pâtissier Roland Del Monte, à ma droite, Olivier Perret, Chef exécutif du restaurant Renoir.

Nathalie Simoneau en train de dresser des éclairs

Nathalie Simoneau en train de dresser des éclairs

s’il est encore trois choses que ce monde de vitesse ne saura absorber, c’est de prendre le temps de pâtisser, d’observer les jolies choses et de les savourer.

À la vie à la mode|Pâtisseries du restaurant Renoir au du Sofitel Carré Doré de Montréal Dressage des macarons

À la vie à la mode|Pâtisseries du restaurant Renoir au du Sofitel Carré Doré de Montréal Dressage des macarons

Apôtres du goût juste, situé entre douceur et acidité, et techniciens hors pairs des sens, à l’instar d’un peintre, ils travaillent des matières premières brutes et les transforment jusqu’à les magnifier par un savant dosage de technicité et d’inventivité. Leur quotidien : réaliser des prouesses sucrées empreintes d’arômes, des crèmes chargées d’une infinie douceur sur le palais, des mousses aériennes et des coulis qui mettent en majesté les fruits et baies de saison. Un métier de création qui se fait dans un labo-atelier culinaire et où le métissage gastronomique actuel permettra encore d’infinies possibilités à ces artificiers de délices. 

 

L’orfèvre pâtissier

Précision est le maître-mot de la pâtisserie et on reconnaît dans ce domaine que chaque étape pour accéder à la perfection nécessite un temps d’élaboration. Comme le dit ce proverbe arabe frappé de bon sens : « La lenteur arrive souvent au but tandis que la précipitation s’empêtre souvent en chemin ».

Que dire des épiques pièces-montées, véritables œuvres de patience de leurs créateurs qui vouent, sans le vouloir, un culte au bon usage de la lenteur dans notre monde où la vitesse domine.

Pièce montée d'éclairs par Christophe Adam

Pièce montée d’éclairs par Christophe Adam

Et comment rester insensible à ces petits bijoux dans leurs écrins accroche-lumière qui nous font de l’œil dans les vitrines des grandes pâtisseries. Lèche-vitrine devient lèche-babines. Impossible de ne pas rougir de plaisir devant tant de gourmandise.

La Patisserie des Rêves - Paris, rive gauche

La Patisserie des Rêves par Philippe Conticini – Paris, Rive gauche

Les petits gâteaux de Christophe Felder

Les petits gâteaux de Christophe Felder

Alors rendons hommage à ces artisans du luxe gourmand. Car s’il est encore trois choses que ce monde de vitesse ne saura absorber, c’est de prendre le temps de pâtisser, d’observer les jolies choses et de les savourer.


madame-bovary

On avait été chercher un pâtissier à Yvetot pour les tourtes et les nougats. Comme il débutait dans le pays, il avait soigné les choses ; et il apporta, lui même, au dessert, une pièce montée qui fit pousser des cris.

À la base, d’abord c’était un carré de carton bleu figurant un temple avec portiques, colonnades et statuettes de stuc tout autour dans des niches constellées d’étoiles en papier doré ; puis se tenait au second étage un donjon en gâteau de Savoie, entouré de menues fortifications en angélique, amandes, raisins secs, quartiers d’orange ; et enfin, sur la plate-forme supérieure, qui était en prairie verte où il y avait des rochers avec des lacs de confiture et des bateaux en écales de noisettes, on voyait un petit Amour, se balançant à une escarpolette de chocolat, dont les deux poteaux étaient terminés par deux boutons de rose naturelle, en guise de boules au sommet. »

Extrait de « Madame Bovary » de Gustave Flaubert, 1854.

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